Tout à commencé un samedi après midi.
Je me baladais en ville et je suis tombé sur elle et lui. Lui qui m'appréciait encore un peu est venu me voir, prendre de mes nouvelle savoir si je m'étais remit de ce qu'ils m'avaient fait subir (plus ou moins volontairement) et elle l'a suivit parce que c'était lui.
Quand elle m'a parlé... c'était du venin, comme toujours, comme avant, comme en seconde. Son sourire, sa voix perfide et son triste mais tellement vrai « finalement tu t'en as pas remise, t'es même pire qu'avant, tu verras, ca recommencera. »
Et juste après son rire, a Lui, que j'avais aimé et elle au loin, qui ne me l'a jamais pardonné, elle qui m'a craché dessus en première.
Et puis copain d'avant, toi qui vient m'y dire bonjour.
Puis face book, eux trois qui veulent de moi dans leur liste d'amis, ce faux nom pour que j'accepte, cette réflexion, si crue, si effrayante « tu finiras par de faire prendre en enfer ».
Cette gitane et ses mots que je ne comprends toujours pas.
Cette gamine que je croise encore quelques fois du coté de l'asile de Bressuire.
Et puis il y a eu toi, tes mots gentil, mon amour qui a grandit et que j'ai refusé (je ne peux pas me permettre de t'aimer).
Ensuite, Toi (qui n'es plus là) et ton SIDA. Quelque mois âpres, à peine l'idée encrer dans nos tète, ton suicide... parce que tu ne voulais pas souffrir, que tu avais peur. Notre peine de l'avoir apprit si tard.... deux mois âpres... pourquoi pleurer ? Se recueillir ? La tristesse devient futile si longtemps âpres.
Et puis son cancer.
Mon amour qui a grandit encore plus.
Elle qui a voulus m'aider.
Lui qui me déballe son projet de voyage, ses envies d'exil.
Elle qui va devenir Il
Il qui est devenu elle.
Elle qui est elles.
Lui encore, que j'ai croisé dans la rue, ses confidences. Mes illusion qui tombent « tu sais... je t'ai jamais aimé en faite. Mais c'était drôle tout ca »
Ensuite il y a eu ton MP, tu voulais des nouvelles ? Alors pourquoi ne parler que de toi ?
Puis son MP a elle. Des excuses ? Comme si c'était à moi qu'il fallait les présenter.
Ma haine a grandit pour elle, plus profond encore mon amour s'est inscrit.
Et puis un soir mon père qui m'apprend que ca sera pour bientôt.
Tristesse, solitude. A qui je pouvais en parler ?
J'ai prit sur moi, comme tout le reste.
Et puis elle a nouveau, a la bibliothèque, avec ses amies d'avant, ses amies de seconde.
Un bon de trois ans dans le temps, les mêmes peurs, les mêmes maux, les memes larmes. Apres, comme toujours.
La même voix dans mon c½ur, son nom en échos, un sms pas de réponse... c'est triste. De nouveau seule.
Comme toujours.
Comme avant
Comme en seconde.
Et puis je réalise. Elle aussi.
Aie, je l'aime, je ne doit pas qu'est ce que je dois faire ?
Et elle/il qui recommence, qui se calme et reprend.
Je me perds.
Je doute.
J'ai peur.
Je pleure
Je reprends.
Et puis je la revois.
Elle rit, je prends sur moi, lui souris, elle s'étonne, je suis forte a cette instant, je souris d'avantage. C'est comme si j'étais plus moi, je suis plus forte qu'elle et lui tapote la tête, lui dit au revoir et je pars
Ce soir la, j'ai pleuré comme rarement sur mon lit.
Et puis lui, qui s'en va après avoir tant souffert.
Et je réfléchis, pour elle aussi ca arrivera un jour.
Tout cacher, s'en remettre, ne rien dire, ne rien laisser voir.
Une pause.
Des vacances.
Un choc, c'est pareil.
Des regrets
Qu'est ce que je peux être conne quand je veux !
Je craque, la couverture se fendille.
Je dois me reprendre.
J'en parlerais plus. C'est finit.
Cette nuit là j'ai pleuré dans leur lit.
Ca reprend.
Elle et lui encore.
Cette fois je ne suis plus forte.
Il rigole, elle est perdue, elle sourit de me voir paniquer, je fuis, ils rigolent.
Ils ont raison, je suis pareille.
Chic tout ca pour rien.
J'ai peur ca recommence
A l'école ca va plus. Je me vois dans chaque classe.
C'est moche je me dégoute.
Je me prive de ca, ca et même de ca.
Je reste seuls dans ma tête (aie je l'aime toujours) même si je suis toujours avec eux.
Masque qui sourit. Jeans qui pleure, Gens qui rit.
Je me perds, je me fuis, je me déconstruis, je recommence encore une fois.
Et puis eux, encore et toujours a me tirer dans le passer.
A me ramener en seconde.
Si faible, si fragile, si seule parmi eux.
Je reprends encore.
Promis j'arrête demain.
Et puis voila.
Je l'aime alors que j'en peux plus.
Et puis ca présence.
C'est long. C'est court.
Les signaux sans retours. Tout ca pour rien et puis cette phrase.
« C'est comme quand je vois celle que j'aime dans ses bras à lui, c'est agaçant »
Ah bon, tu aime. Aie... j'ai mal.
Tan pis pour moi, de toute façon, c'est normal.
C'est moi.
Comme en seconde, c'est logique.
Tan pis c'est la faute à pas de chance ou bien à moi.
Et puis... pourquoi faire ?
Rire ? Jouer ? Plaire ? Combler ?
Souffrir. Pleurer. Sacrifier ? Douter.
C'est logique, comme avec lui.
Et puis tout ce mélange.
Je prends sur moi, je garde en moi.
J'accumule et un jour.
Une main qui se tend.
Ce matin. Un mail.
Ah oui ? Super.
Lundi je renais ou pas.
Voila.
Petit bilan de mon année que moi seul peut comprendre.
Même le bulot ne saurait pas tout lire.
Certain comprendrons une ou deux lignes. C'est le but.
Je ne veux pas partager, juste le voir écrit.
Pour moi.
Parce que j'ai reprit.
Rigueur, pour toujours en avoir en moi.
Silence, pour toujours le garder.
Amour, pour toujours se souvenir de la douleur.